Les tourbières

Les cours d’eau confèrent une richesse supplémentaire à la Sologne en termes de biodiversité. La Sauldre, le Beuvron, le Cosson, le Barangeon et leurs affluents forment les principaux éléments du réseau hydrographique

Autrefois, les tourbières étaient considérées comme des marécages insalubres et inquiétants. Ces zones naturelles figurent pourtant parmi les milieux humides les plus originaux. Elles possèdent un substrat particulier, la tourbe, témoin des dernières glaciations et hébergent des espèces animales et végétales très particulières qui ont dû s’adapter à ces milieux. La tourbe blonde provient surtout des sphaignes et la tourbe brune est issue de végétaux variés, herbacés et ligneux.
Il existe des tourbières de différents types, classées en fonction des conditions de leur formation. Par exemple, la Tourbière de la Guette, sur la commune de Neuvy-sur-Barangeon, est de type topogène. Elle résulte de l’accumulation des eaux, provenant de ruissellement ou d’une nappe affleurante, dans une dépression topographique.

Le saviez-vous ? Les sphaignes sont des mousses qui peuvent stocker une quantité d’eau égalant 15 à 30 fois leur poids sec.

Faune et flore des tourbières

Les plantes carnivores, caractéristiques des milieux tourbeux, compensent le manque d'azote et des autres minéraux du sol en se nourrissant d'insectes. La Droséra à feuilles rondes et la Droséra à feuilles intermédiaires sont assez fréquentes sur les zones tourbeuses, la Grassette du Portugal est beaucoup plus rare.
Outre les multiples espèces de sphaignes, les plantes les plus caractéristiques sont la Bruyère à quatre angles, trois espèces de linaigrettes, le Choin noirâtre, les Rhynchospores blanc et brun et la Gentiane pneumonanthe.

Ces milieux froids et humides sont relativement pauvres en faune. Quelques espèces y sont tout de même inféodées : le Lézard vivipare est très rare, en revanche, l’araignée Dolomède est plus commune.